Origine du Reggae.

Origine du Reggae.

Le reggae est l'une des expressions musicales jamaïcaines les plus connues et les plus populaires.
Il est devenu, à la faveur de son succès international, un style musical incontournable porteur d'une culture qui lui est propre. « Jah music », la musique du Roi, c'est ainsi que les rastas nomment le reggae.


Le reggae est apparu à la fin des années 1960. Il est le fruit de nombreuses rencontres et de métissages : évolution du ska et du rocksteady, il trouve ses racines dans les musiques traditionnelles caribéennes comme le mento et le calypso, mais est aussi très influencé par le rythm&blues, le jazz et la soul music (la musique américaine est alors très en vogue en Jamaïque). À ces influences s'ajoute celle de musiques africaines, du mouvement rasta et des chants nyabinghi, qui utilisent les Burrus africains (tambours) apportés par les esclaves en Jamaïque. Ce métissage ne s'arrêtera pas là: aujourd'hui nombre de styles s'inspirent, intègrent ou reprennent le style reggae de par le monde. Le reggae est aujourd'hui une musique universelle, comme le souhaitait celui qui fut son principal ambassadeur, Bob Marley.

Voici un petit lien intéressant qui vous apportera plus d'informations sur la Jamaïque.

# Posté le samedi 29 août 2009 10:38

Modifié le dimanche 30 août 2009 09:40

Mais que signifie : Reggae ?

Mais que signifie : Reggae ?

Reggae


"R" comme Rastafari.


"E" comme Etoile noire.


"G" comme Ghetto.


"G" comme Ganja.


"A" comme Amplificateur.


"E" comme Espoir.

Des paroles pleines de sens ...

# Posté le samedi 29 août 2009 10:54

Bob Marley : le Roi.

Bob Marley : le Roi.
Robert Nesta Marley, dit Bob Marley (né le 6 février 1945 à Nine Miles, paroisse de Saint Ann, en Jamaïque, et décédé d'un cancer le 11 mai 1981 à Miami, Floride, aux États-Unis), était un auteur-compositeur-interprète de reggae jamaïcain.
Bob Marley a rencontré de son vivant un succès mondial, et reste à ce jour le musicien le plus connu et le plus révéré du reggae, tout en étant considéré comme celui qui a permis à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari de connaître une audience planétaire.


Le Reggae

Sans ressources, Bob repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969. Il travaille plusieurs mois de nuit dans une usine automobile Chrysler. Sa femme et ses jeunes enfants les rejoignent. À son retour, il fonde les disques Tuff Gong, du nom de son surnom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le "Gong" fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown (Say It Loud) I'm Black and I'm Proud rebaptisée Black Progress dans le nouveau style reggae avec de jeunes musiciens brillants, les frères Carlton (à la batterie) et Aston "Family Man" Barrett (à la basse) qui ne le quitteront plus. Mais les disques indépendants Tuff Gong n'ont toujours aucun succès. Marley va voir son vieil ami Lee "Scratch" Perry qui fin 1969 est allé chanter en Angleterre accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry a obtenu un succès anglais avec l'instrumental The Return of Django et accepte de produire le trio vocal Bob Marley & the Wailers. Ils collaboreront jusqu'en 1978. Perry donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs chefs-d'½uvre avec lui, dont Duppy Conqueror, Sun Is Shining, Soul Rebel, Kaya et le (I've Gotta) Keep on Moving de Curtis Mayfield. Il réunira certains de ces 45 tours sur l'album "Soul Rebels" sorti en Angleterre en 1973 chez Trojan.

Toujours sans succès, Bob Marley & the Wailers gravent une dizaine de chansons avec l'équipe de musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain (Kong avait déjà produit les deux premiers 45 tours solo de Marley en 1962) qui a du succès en Angleterre grâce à un son professionnel capable de percer sur le marché britannique (disques Trojan à Londres). Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de "The Best of the Wailers". Bunny Wailer, superstitieux, pense que leur « meilleur » est encore à venir et lui lance une malédiction. Leslie Kong décède peu après d'une crise cardiaque, et le trio ne touche aucun argent. Marley rejoint l'organisation rasta des Douze Tribus d'Israël fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington. Ils continuent à alterner les autoproductions pour Tuff Gong et les séances financées par Lee "Scratch" Perry pour sa marque Upsetter. Malgré la qualité de leur travail prolifique, ils n'ont aucun succès local jusqu'à leur autoproduction Trench Town Rock (Tuff Gong 1971).

À la demande de Johnny Nash qui cherche des compositions pour la bande du film suédois "Vil Sa Garna Tro" ("L'amour n'est pas un jeu") dans lequel il joue le rôle principal, Bob Marley part pour Stockholm en 1971. Il y écrit plusieurs morceaux, et collabore à la bande du film. Nash signe alors avec les disques CBS à Londres où il enregistre le plus gros succès de sa carrière, I Can See Clearly Now. Marley l'a rejoint, et signe lui aussi avec CBS grâce à Nash et son manager, avec qui il est toujours sous contrat. Comme l'album de Nash, le 45 tours Reggae on Broadway sort en 1972, mais Marley n'a aucun succès. Le son et les musiciens anglais apportés par Nash ne lui conviennent pas. Quelques concerts à Londres avec les frères Barrett sont organisés en première partie de Nash, mais sans succès. Nash part vers la gloire et abandonne son poulain. Marley contacte alors Chris Blackwell, le fondateur des labels Trojan et Island Records. Blackwell est Jamaïcain, il a déjà distribué en Angleterre les disques Beverley's de Leslie Kong, et connaît le nom de Marley. Il rachète le contrat de production à Danny Sims, et confie de l'argent à Bob, qui part enregistrer à Kingston. À ce point charnière de sa carrière, Bob Marley a déjà contribué à au moins 350 morceaux enregistrés en studio (dont une trentaine environ en tant que choriste), dont une grande partie ne seront révélés au public international que très tardivement, bien après sa mort, notamment dans la série de onze CDs "The Complete Bob Marley & the Wailers 1967 to 1972" (Jad) réalisée entre 1998 et 2003 par le Français Bruno Blum et l'américain Roger Steffens. Marley réenregistrera par la suite une partie de ces compositions, comme Satisfy my Soul, Sun Is Shining ou Lively Up Yourself.


Le succès

À la suggestion de Blackwell, les deux premiers albums pour Island sont remixés à Londres, où des solos de guitare sont ajoutés, ainsi que des parties de claviers qui apportent un son plus accessible au grand public. Ils sortent chez Island sous le nom des Wailers en 1973, mais après une tournée anglaise Bunny Wailer quitte le groupe, remplacé par Joe Higgs pour la tournée suivante (album "Talking Blues"), puis c'est Peter Tosh qui s'en va, laissant Bob à sa carrière solo. Le trio vocal féminin "The I Three" avec Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt prend en charge les ch½urs. Le nom des Wailers sera désormais celui de ses accompagnateurs, parmi lesquels les frères Barrett (basse et batterie), les pianistes Earl "Wire" Lindo et Tyrone Downie, le guitariste Earl "Chinna" Smith, l'harmoniciste Lee Jaffee et le percussionniste Alvin "Seeco" Patterson. Son premier album est le chef-d'½uvre « Natty Dread », dans lequel il incorpore une influence blues avec le guitariste américain Al Anderson. Un autre guitariste soliste américain, Junior Marvin, est ensuite engagé. Suivront le « Live! » enregistré le 18 juillet 1975 à Londres, qui contient son premier succès international No Woman No Cry où il console une femme affectée par la violence des ghettos, puis l'essentiel "Rastaman Vibration" (1976) qui sera le disque de Bob le plus vendu de son vivant, et son premier succès américain.

Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert en plein air "Smile Jamaica", Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit une balle dans le bras, une dans la poitrine et cinq dans la cuisse tandis qu'une autre touche Rita à la tête mais sans la tuer (elle s'en sort miraculeusement). Don Taylor, leur manager américain, en sort très gravement blessé de six balles. Parmi les agresseurs, des membres des Wailers reconnaissent Jim Brown, un tueur proche du parti de droite pro-américain, le JLP.

Deux jours après l'attentat, Bob Marley participe comme prévu mais courageusement au concert Smile Jamaica à Kingston. Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il tenait tant à jouer lors de ce concert il répondit : "Les gens qui participent à rendre ce monde plus mauvais ne prennent jamais de jours de congés. C'est pourquoi je ne peux me le permettre". Family Man Barrett, caché dans les collines, est remplacé ce jour-là par Cat Coore de Third World. Bob montre ses bandages à la foule. Il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque et part en exil en janvier 1977. Il fait escale à Nassau, puis se réfugie à Londres. Il y enregistre les albums à succès « Exodus » et « Kaya » ainsi que le single Punky Reggae Party avec Lee Scratch Perry, qui scelle un pacte rebelle avec le mouvement punk anglais en plein essor. Les titres Jamming, Waiting in Vain notamment sont des tubes mondiaux. Sa relation avec la Jamaïquaine Cindy Breakspeare, Miss Monde 1976, contribue à le projeter à la une des médias.

En mai 1977, une blessure au gros orteil faite en jouant au football se rouvre lors d'un match amical à l'hôtel Hilton de Paris. Le médecin lui suggère des analyses. Le diagnostic est réalisé à Londres : Bob Marley souffre d'un mélanome malin (cancer de la peau), sans doute dû à une trop longue exposition au soleil. On lui prescrit une amputation urgente de l'orteil, mais un mélange de superstition de son entourage (la religion Rastafari interdit toute amputation) et de pression en pleine tournée européenne où il rencontre enfin son public contribuent à retarder l'opération.

En avril 1978, Bob Marley & the Wailers font un retour triomphal en Jamaïque. Lors du One Love Peace Concert, Bob parvient à réunir sur scène les deux ennemis politiques qui se disputent le pouvoir, Edward Seaga (JLP) et le Premier Ministre Michael Manley (PNP). C'est le sommet de sa carrière. Sans arrêt en tournée, Bob Marley & The Wailers enregistrent l'album en public "Babylon by Bus" au Pavillon de Paris de la porte de Pantin en 1978. Bob fait alors construire son studio, Tuff Gong, où il enregistre l'album "Survival". Les succès se multiplient. Ils vont jouer jusqu'en Nouvelle-Zélande, où ils sont accueillis chaleureusement par les Māori.

En 1980, après une perte de connaissance lors d'un jogging à Central Park à New York, Bob Marley passe un examen aux rayons X où l'on voit cinq tumeurs, trois au cerveau, une aux poumons et une à l'estomac. Il ne dit rien à son entourage et joue un dernier concert enregistré à Pittsburgh, le 23 septembre. Bob part ensuite pour une clinique de Bavière où il suit un traitement original avec un médecin allemand, le docteur Josef Issels qui prolonge sa vie au prix de dures souffrances. Le cancer se généralise.

À la fin de sa vie, Bob Marley se convertit à l'Église orthodoxe éthiopienne, dont la plus haute autorité était feu l'empereur d'Éthiopie Hailé Sélassié Ier (Jah Live), considéré par les rastas comme étant la réincarnation de Jésus annoncée dans l'Apocalypse (« le roi des rois, seigneur des seigneurs »). Il souhaitait finir ses jours en Jamaïque mais décède à Miami le 11 mai 1981, trop faible pour faire le voyage en avion jusqu'à Kingston.



Ses enfants

Bob a reconnu douze enfants et non treize tel que certains pourraient le penser. Sharon a été adoptée à son mariage avec Rita en 1966. Ziggy, Stephen et Cedella sont les enfants de Rita, et les huit autres de maîtresses diverses. Damian Marley est le fruit de ses amours avec Cindy Breakspeare. La plupart ont entrepris une carrière musicale, et avec succès pour Ky-Mani Marley, Damian Marley, Ziggy Marley et Stephen Marley notamment. Rohan Marley, le compagnon de la chanteuse de hip hop Lauryn Hill (Fugees), est un ancien champion de football américain.

1. Sharon, née le 23 novembre 1964, issue d'une union antérieure de Rita ;
2. Cedella Marley née le 23 août 1967, avec Rita ;
3. David "Ziggy", né le 17 octobre 1968, avec Rita ;
4. Stephen, né le 20 avril 1972, avec Rita ;
5. Robert "Robbie", né le 16 mai 1972, avec Pat Williams ;
6. Rohan, né le 19 mai 1972, avec Janet Hunt ;
7. Karen, née en 1973, avec Janet Bowen ;
8. Stephanie Marley née le 17 Août 1974 (Fille d'une relation entre Rita et un homme nommé "Ital" reconnu par Bob)
9. Julian, né le 4 juin 1975, avec Lucy Pounder ;
10. Ky-Mani, né le 26 février 1976, avec Anita Belnavis ;
11. Damian "Junior Gong", né le 21 juillet 1978, avec Cindy Breakspeare ;
12. Makeda, née le 30 mai 1981, avec Yvette Crichton ;

Makeda Jahnesta est le dernier enfant de Bob Marley, née après sa mort.


Voici un lien très très intéressant (si vous arrivez à comprendre l'anglais) sur Bob Marley, Roi du Reggae, tu restera à jamais le meilleur!

# Posté le samedi 29 août 2009 11:09

Groundation, beaucoup plus qu'un groupe ...

Groundation, beaucoup plus qu'un groupe ...
GROUNDATION

Groundation est un groupe de reggae californien originaire de Sonoma (Californie du Nord). Il s'est formé en 1998 par Harrison Stafford (guitariste et chanteur), Marcus Urani (claviers, mélodica) et Ryan Newman (basse). Les trois piliers du groupe se sont rencontrés à l'Université de Sonoma en Californie alors qu'ils y étudiaient le jazz. Ils sont rejoints en 2000 par un trompettiste de jazz vivant à San Francisco, David Chachere et par un tromboniste, Kelsey Howard, lui aussi étudiant à la Sonoma State University. L'année suivante, en décembre 2001, le batteur Paul Spina se joint à eux suite au départ du premier batteur, James Stafford. Le saxophoniste Jason Robinson a quitté le groupe pour devenir une tête de programme d'un festival de jazz de San Diego et pour pouvoir profiter de la nouvelle vie de la scène méridionale sud-californienne. Le groupe a créé une sorte de communauté bénévole, les Grounded Soldiers.

Le percussionniste Mingo Lewis Junior qui a rejoint Groundation en 2004 est maintenant indispensable au groupe comme on a pu le constater en 2007, quand Mingo a pris une pause et a été remplacé par Ben Krames. Les choristes ont changé à de nombreuses reprises, actuellement ce sont Kim Pommell, présente depuis 2007 et Stephanie Wallace, présente depuis la fin de l'été, qui assurent les ch½urs.

En juillet 2008, après une longue tournée qui aura emmenée Groundation aux quatre coins des États-Unis, le batteur Paul Spina, présent depuis 2001, a quitté le groupe. Le groupe s'est produit dès l'été 2008 en Europe avec son nouveau batteur, Te Kanawa Haereiti, qui avait déjà joué avec Groundation lors de la tournée "Tribute to Bob Marley" en février 2008.

C'est au tour de Kerry-Ann Morgan de quitter le groupe un mois plus tard, après la tournée européenne estivale qui suivit le départ de Paul Spina. Elle a été remplacée par une autre jamaïcaine, Stephanie Wallace. Kim Pommell reste par contre fidèle au poste.

Voici un lien vers le site officiel, peut être que sa peut vous intéresser.

# Posté le samedi 29 août 2009 11:25

Danakil

Danakil

Danakil est un groupe français de musique française, né en 2000 sur les bancs d'un lycée de Marly-le-Roi (78) où étudiaient alors une bande de copains, musiciens à leurs heures. Ce groupe a pris comme nom, un lieu géographique Ethiopien. Près de mille disques démo écoulés en 15 jours lors de leur tournée 2005. Leur premier album, nommé Micro-climats, est sorti le 28 avril 2006. Ce 1er opus est un savoureux mélange de cuivres et de cordes porteur d'un message d'amour et de paix. Balik, chanteur et compositeur du groupe, a su trouver les mots justes et simples pour témoigner de l'engagement du groupe à travers des textes dévoués à la cause humaine sur des airs chauds de Roots-Reggae. C'est à travers de nombreux concerts dans les petits bars de l'ouest de la France jusqu'aux plus grandes salles parisiennes (comme l'Elysée Montmartre, en ouverture d'Ismael Isaac), que Danakil s'est enrichi d'un public diversifié et de plus en plus nombreux. Ils ont fait les premières parties de Percubaba, Saïan Supa Crew... . En 2008 sorti du deuxième album, intitulé Dialogue de Sourds. Sur ce 2e opus, il est noté la participation de Mighty Diamonds, General Levy et Jah Mason. Groupe professionnel ayant plusieurs centaines de concerts et festivals à leur actif... Au mois de mars 2009, le groupe reçoit comme distinction le titre de meilleur album reggae français 2009 lors du Web Awards Reggae 2009. Le 3 avril 2009, le groupe sort son premier DVD (filmé au Cabaret Sauvage).

« Danakil a su intéresser ces auditeurs en livrant un message d'amour et de paix, sur des textes clairs et militants, emprunts de politique et d'humanisme. »


Voici leur site officiel, vous pouvez y faire un tour pour regarder.

# Posté le samedi 29 août 2009 11:57

Peter Tosh

Peter Tosh
Peter Tosh

Peter Tosh (de son vrai nom, Winston Hubert McIntosh) est un chanteur, guitariste, organiste et auteur compositeur de ska, de rocksteady, de reggae et de soul, né le 9 octobre 1944 à Church Lincoln, Grange Hill, dans le Westmoreland en Jamaïque, et mort le 11 septembre 1987 à Kingston. Il est, avec Bob Marley, une des figures emblématiques du reggae et de la spiritualité Rasta.

En 1968, Peter Tosh continue à prendre la parole au sein des Wailers avec "The World Is Changing", "Give Me A Ticket" (reprise de "The Letter" des Box Tops). En 1970, il impose quatre titres sur l'album "The Best of the Wailers" (Beverley's 1971) pour le producteur Leslie Kong, dont "Soon Come", qu'il réenregistrera en 1978. Fin 1969, lorsque Bob Marley rentre des États-Unis, il fonde avec lui et Bunny le label Tuff Gong.

En 1970 le producteur Lee 'Scratch' Perry réalise de nombreux enregistrements des Wailers, dont quatre sont interprétés par Peter Tosh : "400 Years", "No Sympathy", "Downpresser" et "Second Hand", mais toujours sans succès. Il grave "Rightful Ruler" (produit par Lee Perry en 1970) en duo avec U Roy, dont c'est le premier disque. D'autres 45 tours obscurs sont publiés par divers labels (dont une reprise du "Here Comes The Sun" des Beatles en 1971) réunis sur le triple coffret "Honorary Citizen" (Sony 1997). Les Wailers ne parviennent à graver qu'un seul succès local depuis leur départ de Studio One en 1966, le "Trench Town Rock" de Bob Marley (Tuff Gong, 1971).


Quand ils signent un contrat de production avec le studio anglais Island fin 1972, les Wailers pensent avoir trouvé la voie du succès. Peter Tosh co-signe l'hymne contestataire "Get Up Stand Up" qu'il interprète en duo avec Marley, et chante "One Foundation", "400 Years" et "Stop The Train" sur les albums "Catch A Fire" et "Burnin" qui sortent en Grande-Bretagne. Mais Bunny quitte le groupe après une première tournée anglaise en avril 1973, et à la suite d'un différend financier avec Bob et Island, qui met trop Marley en avant à son goût, Peter laisse lui aussi la formation après une seconde tournée qui donnera bien plus tard l'album "Talkin' Blues".

Armé de sa guitare et de sa fameuse pédale Wah-wah, il fonde alors sa propre marque intitulée Intel-Diplo HIM ("Intelligent Diplomat for His Imperial Majesty") en signe d'allégeance à Hailé Sélassié Ier, dit Jah Rastafari. Il publie quelques 45 tours solo contestataires comme "Babylon Queendom"" en allusion à la Reine d'Angleterre.


Le succès

En 1976, avec l'aide de l'harmoniciste Lee Jaffee, il enregistre l'album Legalize It (Grammy posthume du meilleur album de reggae en 1988) pour Columbia (Virgin en Angleterre) avec les mêmes musiciens que Bob Marley, qui contribue lui aussi à l'album. Il pose au milieu d'un champ de ganja sur la pochette de l'album. La chanson du même nom, qui fait l'apologie du chanvre, est interdite à sa sortie en Jamaïque. Tosh continue à enregistrer pour Virgin, qui publie l'album "Equal Rights" en 1977, toujours enregistré avec les mêmes musiciens que Marley et Bunny Wailer.

En avril 1978, lors du "One Love Peace Concert" à Kingston, auquel Bob Marley participe en tête d'affiche, insolent comme de coutume Peter Tosh a des mots désagréables pour les politiciens qui se disputent le pouvoir dans l'île. Le Premier Ministre Manley et son opposant Seaga sont présents. Ils rejoindront Marley sur scène quelques minutes plus tard. Mick Jagger était également présent au concert, et lui propose un contrat pour son nouveau label, Rolling Stones Records.

Quelques jours plus tard, prétextant une détention de ganja qui provoque une bagarre avec un policier, Peter Tosh est passé à tabac par la police qui le laisse pour mort. Les mains brisées, couvert de fractures, il ne devra la vie qu'aux soins de ses co-détenus et à une intervention de l'armée. Il enregistre néanmoins l'album "Bush Doctor" avec l'équipe de Sly Dunbar et Robbie Shakespeare "Word, Sound And Power" et Mick Jagger avec qui il grave une nouvelle version en duo de "(You Gotta Walk and) Don't Look Back" qui devient un succès international. Peu après, Serge Gainsbourg lui emprunte l'équipe de Sly & Robbie pour l'album "Aux armes et cætera".

Après ces trois remarquables albums, quelques concerts en première partie des Rolling Stones et une tournée européenne, Peter Tosh est une vedette consacrée avec Jagger en couverture de "Best", l'influent mensuel du rock.

Influencés par le son pop international ambiant (solos de guitare notamment), ses disques ultérieurs pour EMI, "Mystic Man", "Wanted Dread And Alive", "Mama Africa" (qui contient une reprise du "Johnny B. Goode" de Chuck Berry) et "Captured Live" montrent ses limites avec pourtant des titres occasionnellement excellents et se vendent relativement mal malgré de bons et nombreux concerts. En 1983, il joue au Swaziland en Afrique du Sud et tourne en Europe avec une guitare en forme de mitraillette. Il joue aussi à Kingston, mais ce sera sa dernière tournée. Souffrant de séquelles de ses passages à tabac, il se repose beaucoup. Son dernier album "No Nuclear War", plus réussi, sort peu avant sa mort.

# Posté le samedi 29 août 2009 12:09